II) L’ANTIPUBLICITE
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A) EN QUOI CONSISTE CE
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MOUVEMENT ?
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Les origines de l’anti-publicité :
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Les actions anti-publicitaire ont émergé il y a une trentaine d’années dans le monde entier. En 1977, en Californie, avec le Billboard Liberation Front, dès 1987, en France avec les Humains Associés et leurs campagnes de d’affichage anti-publicitaire. Dans le monde entier plusieurs groupes de personnes se sont rassemblés pour faire face à la publicité. Actuellement en France, l’association la plus connue est la RAP (résistance à l’agression publicitaire). Cette association s’est crée vers 1992 et comptait 25 participants. Aujourd’hui elle compte 800 adhérents. .
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Quelques dates du mouvement antipub :
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-1930 : Leavis, un critique littéraire anglais, lance dans sa revue une croisade morale et culturelle contre l’ « abrutissement » pratiqué par les médias et la publicité.
-1967 : La publicité fait son entrée à la télévision française.
-1977 : En Californie, le Billboard Liberation Front, détourne des publicités. Il fait des émules jusqu’en Australie.
-1987 : « L’Homme est unique, ne le gâchons pas », un message affiché sur 1000 panneaux 4 x 3m pendant quelques semaines. Première contre-publicité humaniste de l’association « Les Humains Associés ».
-1988 : « Et si on parlait d’amour » deuxième campagne des humains associés sur 600 panneaux, invitant les passants à écrire librement sur des grandes affiches blanches.
-1990 : 1er numéro du «Publiphobe », d’Yvan Gradis.
-1992 : 1er évènement de la journée sans achat, appelée alors No shop day lancée par un canadien Ted Dave avec le slogan « enough is enough ! » (assez c’est assez).
Pierre-Jean Delahousse fonde « Paysages de France » à Grenoble.
Yvan Gradis, François Brune et René Macaire créent RAP.
-1997 : Dans « Le Monde de l’éducation » de septembre, l’académicien Michel Serres dénonce « la marée hurlante des affiches les plus horribles ».
-1999 : Mise en place du « Comité des créatifs contre la publicité » (CCCP) par Vincent Cheynet.
Lancement de la revue « Casseurs de pub » à Lyon par Vincent Cheynet.
1ère semaine sans télé.
-2003 : Automne : actions antipub dans le métro parisien (600 personnes) et avec un effectif moindre dans d’autres villes : Montpellier, Rouen, Lyon, Lille.
-2005 : Création du Collectif des Déboulonneurs, prônant la désobéissance civile non-violente comme mode d’actio.
-2006 : 27 juin 2006 ; premier procès du Collectif des Déboulonneures à Montpellier.
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Métro parisien, Vendredi 7 novembre 2003 :
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Ces associations se sont formés par le « ras-le bol » de la publicité, de son invasion dans l’espace public, de « la marchandisation de la culture et des esprits » On a calculé qu’entre sa naissance et l’âge de 18 ans, toute personne était exposée en moyenne à 350 000 publicités visuelles.
L’occidental moyen est soumis à plus de 4000 messages commerciaux par jour.
Ils veulent donc lutter contre la pollution publicitaire présente dans l’espace public. Leur but n’est pas de supprimer la publicité mais de la diminuer et d’instaurer des lois pour qu’elles puissent avoir plus de limites.
Les associations ne cessent leur combat surtout qu’aujourd’hui, la publicité est presque naturelle. Depuis les années 70, la publicité a connu diverses mutations. « Autrefois appelée réclame et cantonnée à des espaces d’expression purement commerciaux, la publicité flirte aujourd’hui avec la communication, avec notre intimité et pénètre tous nos espaces de vie et d’expression » déclare Thomas Jeanneret de la RAP.
Ces associations ont donc décidé de passer à l’action après plusieurs appels sans résultats auprès du gouvernement. Casseurs de Pub, par exemple lance chaque année un appel à une « Rentrée sans marque », une « Semaine sans télé » ou une « Journée sans achats ».
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Ecrito en bas de l’affiche : « Au XVIe siècle, lorsque les Espagnols débarquaient en Amérique, ils marquaient au fer rouge le visage de leurs nouveaux esclaves indiens. La traduction anglaise de « marque » est « brand » qui vient de brandon, l’outil utilisé pour marquer le bétail. Aujourd’hui, les multinationales utilisent toutes les techniques manipulatrices, via la publicité, pour graver leur emblème dans ton cerveau ? Alors toi, es-tu l’esclave des marques ? Alors, démarques toi ! Résiste à la tyrannie des marques. »
Ils éditent également un trimestriel « Casseurs de pub, la revue de l’environnemental ». La Résistance à l’Agression Publicitaire (R.AP.) organise chaque année une journée nationale de déversement de prospectus publicitaires. Ils ont également lancé la JEET, Journée d’Envoi des Enveloppes T qui consiste à renvoyer massivement ces enveloppes gratuites aux publicitaires. Ils incitent également les personnes à s’inscrire sur la liste rouge ou orange pour ne plus recevoir d’appels de publicitaires. On peut également se procurer un autocollant pour la boîte aux lettres bien que ceux-ci ne sont pas reconnus légalement.
Il y a une multitude d’association et chacun se spécialise plus ou moins sur un thème. Paysages de France par exemple lutte contre les publicités mensongères et fait en sorte que ces publicitaires soient poursuivis. La meute, elle, se bat contre les publicités sexistes. Son but est donc d’interdire et d’enlever toutes les publicités pouvant générer une dévalorisation de la femme. L’association RAP, elle, a pour objet principal de lutter contre les effets négatifs, directs et indirects, des activités publicitaires sur l’environnement et les citoyens.
En dénonçant les procédés publicitaires destinés à la mise en condition de la personne, elle se propose de combattre les nuisances qui en résultent pour l’environnement (gaspillage des ressources, pollution paysagère et du cadre de vie, déchets, bruit…) et la société (développement de la surconsommation, inégalités, obésité, violence…).
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A ce titre, son action consiste notamment :
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- à veiller au strict respect des textes législatifs et réglementaires relatifs aux publicités, enseignes et préenseignes au sens de l’article L 581-3 du code de l’environnement y compris les dispositions issues du code de la route relatives à ces installations ;
- à faire évoluer la législation dans le sens d’une plus grande protection de l’environnement et d’un plus grand respect des droits du citoyen menacés par les procédés publicitaires ;
- à lutter contre les pratiques commerciales abusives et contribuer à l’information objective des citoyens ;
- à sensibiliser le public et notamment les plus jeunes à l’influence de la publicité dans la société ;
- à lutter contre l’introduction de la publicité dans les services publics et en particulier au sein du système éducatif.
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Bien que ces associations soient contre la publicité elles s’opposent aussi à d’autre sujets qui peuvent la rejoindre tel que le marché « ultra libéral », ou bien encore l’écologie.
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Par exemple « l’association pour la protection de l’environnement local ».créée au Muy en 2002 qui a pour but d’œuvrer :
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- au respect de l’environnement, tant dans la protection de la nature, que dans la lutte contre les nuisances qui peuvent attenter à la qualité de la vie de chacun ;
- mais aussi au respect auquel chaque être humain a droit et doit prétendre dans sa vie de tous les jours.
Certaines associations travaillent notamment avec Green peace.
Ces associations refusent la société de consommation. Par exemple, Le 5 septembre 2002, les anti-publicitaires ont mené une opération intitulée « Le libéralisme jusqu’où ? » Une quarantaine de personnes se sont habillés en combinaisons bleue siglées Mairie de Paris et ont rebaptisé douze places de la capitale du nom de multinationales, d’entreprises importantes ou de représentants de sociétés. La place de l’Etoile est devenue la place de Bill Gates, celle du Panthéon, la place d’Auchan.
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Bien que toutes ces associations se mobilisent et fasse de leurs mieux pour atteindre leurs objectifs, il est souvent difficile pour eux de se faire entendre notamment par les médias. En effet, les médias mettent plus en avant les actions illégales des barbouilleurs. Les actions légales n’ont pas de grandes répercussions médiatiques. Par conséquent, certains adhérents de ces associations se disent lassés par des actions qui n’ont aucuns impacts. Dans un article du point, un militant lyonnais déclare « Les anciens commencent à être las de ne pas être entendus. Ils louchent vers les actions commandos, qui ont réussit en quelques mois à mettre sous les feux de la rampe le combat antipub ». Ainsi un certain nombre de personnes se tournent alors vers des actions illégales et s’exposent alors à des sanctions.
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B/ LES ACTIONS LEGALES ET
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INDEPENDANTES
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La lutte antipublicitaire a plusieurs fronts, qui sont ceux-là même que la publicité a instaurés par ses pratiques : la rue, la route, les paysages, la presse (journaux, radio, télévision …), les vêtements, l’école, le cinéma, la littérature (des romanciers sont payés pour glisser des marques dans le texte), etc. Cette lutte peut se mener suivant différents types d’actions : des actions légales en forme de pétitions, réunions, manifestations déclarées, lettres aux autorités, publications, ou des actions illégales. Ces actions illégales se partagent entre des actions clandestines de sabotage et des actions non-violentes de désobéissance civile comme par exemple le barbouillage d’affiches au grand jour, à visage découvert. Nous allons nous intéresser à ces actions, qui sont pratiquées le plus souvent en parfaite connaissance des risques encourus, et à leur répercussions.
Pour lutter contre la publicité, il n’est pas nécessaire d’être membre d’une organisation. En effet, le boycottage de la publicité « au quotidien », reste un moyen simple de lutter contre la publicité et il est accessible à tous. L’inscription sur liste rouge pour le téléphone notamment, permet de ne plus recevoir d’appels pour une publicité. Il existe également les autocollants «Pub non merci » à coller sur sa boîte aux lettres. En Belgique, l’ inscription à la liste Robinson permet de ne plus recevoir de courrier publicitaire « adressé ».
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Cependant, cette forme de lutte n’est parfois pas suffisante pour les « publiphobes ». Certains d’entre eux ne vont donc pas en se contenter de taguer les affiches, ils vont aller jusqu’à dégrader les espaces publicitaire et les abribus. Mais il ne faut pas confondre ces actions individuelles avec celles liées aux organisations officielles. Prenons l’exemple du site du collectif des déboulonneurs : sur leur site est affiché tout en haut de la page « Site dédié à la publication d’informations communiquées par le Collectif des déboulonneurs. En aucun cas ce site n’appelle à des actions illégales. »
Ainsi, certains « recouvreurs » agissent indépendamment des associations, manifestant leur « raz le bol » de la publicité d’une manière plus violente, entraînant souvent une confusion car les « délinquants », qui agissent généralement la nuit, ont tendance a être confondus avec des membres des organisations officielles. (voir sur la vidéo d’introduction, les images montrant des personnes qui brûlent et cassent divers espaces publicitaire ; ces personnes ne sont pas membres d’une association et n’agissent pas dans le cadre d’une répression légale de la publicité.)
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De plus, une interview de Katja Dünnebacke, journaliste sur Arte, nous montre que certains militants anti pub, membres d’une association légale, sont près à commettre des actes illégaux, pour comparaître devant un tribunal correctionnel, dans le but de faire parler d’eux et de rendre leur actions plus connues du grand public :
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Quelquefois, les manifestations des organisations anti-publicitaires se trouvent aux limites de la légalité. Jusqu’où êtes-vous prêt à aller pour atteindre vos buts ?
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Personnellement, je suis prêt à aller jusqu’au tribunal correctionnel en commettant des actes illégaux au grand jour, en groupe, en public, à visage découvert, dans un esprit de non-violence et de désobéissance civile. J’ai d’ailleurs atteint mon but (non sans une certaine terreur). Les gens qui croient que les antipublicitaires sont des oisifs qui cherchent avant tout à s’amuser en défendant une cause somme toute légère et insignifiante vont peut-être, à cette occasion, prendre conscience de l’urgence du problème.
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Yvan Gradis, fondateur du « Publiphobe » (journal),
de R.A.P (Résistance à l’agression publicitaire)
et initiateur des barbouillages d’affiches.
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Ainsi, certains membres officiels des collectifs agissent volontairement à visage découvert dans l’intention d’être interpellés. Cette initiative, qui peut paraître risquée, s’avère parfois nécessaire quand les membres souhaitent rendre leurs actions plus connues du public. De plus, la plupart de temps les amendes se révèlent symboliques, de quoi encourager les collectifs à poursuivre la lutte.
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Quelques exemples :
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Le jeudi 26 Janvier 2006 à 14h, l’audience du tribunal de police du Mans débutait en rendant le délibéré du procès de quatre barbouilleurs non-violents. Ceux-ci s’étaient présentés devant cette même juridiction pénale le 26 novembre 2005 pour le premier procès de la « désobéissance civile antipub », cette convocation faisant suite à un barbouillage, en avril 2005, de panneaux publicitaires (4 x 3m). Sans commettre de dégradations, les antipub manceaux se retrouvaient donc devant les tribunaux en revendiquant ce geste comme légitime réponse à l’invasion publicitaire.
Le juge a déclaré les barbouilleurs coupables, mais les condamnations sont symboliques : 150 € d’amende avec sursis, ainsi que 20 € de frais de justice pour chacun des 4 barbouilleurs. Ces faibles condamnations ont été vécues comme une vraie victoire par le collectif antipub 72, d’autres militants étant prêts, le soir même, à prendre le relais pour continuer à contester l”omniprésence publicitaire en barbouillant à leur tour.
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Le vendredi 12 Janvier 2007, Sept membres du Collectif des déboulonneurs ont comparus devant le Tribunal Correctionnel de Paris, suite à leur action du samedi 28 octobre 2006 devant la gare d’Austerlitz. Chef d’inculpation : « Avoir volontairement dégradé collectivement des panneaux publicitaires, dégradation dont il est résulté un dommage grave, en l’espèce par de la peinture indélébile ». Sur le fondement des articles 322-3, 1° et 322-1 al. 1 du Code pénal, les militants encourent 75 000 euros d’amende et cinq ans de prison.
Ce n’est pas le premier procès du Collectif des déboulonneurs. À Montpellier, en juillet 2006, deux barbouilleurs ont écopé deux cents euros avec sursis : une “victoire” qui a déclenché la colère d’un patron de l’agence Publicis.
Les sept barbouilleurs ont été reconnus coupables et condamnés à une peine d’amende de 1 euro. Les faits ont été requalifiés en dégradation légère.
Plus récemment, la cour d’appel de Paris a confirmé le mercredi 5 mars 2008 la peine symbolique de 1 € pour sept barbouilleurs du collectif des déboulonneurs qui se félicitent de cette décision ; ils déclarent : « C’est une condamnation symbolique et légère pour une dégradation symbolique et légère . Nous pensons que le message envoyé par la justice est très clair et doit être entendu par les pouvoirs politiques. »
Les actions mensuelles de désobéissance civile non-violente lors desquelles les militants barbouillent en public et à visage découvert des panneaux publicitaires ont pour but d’interpeller les élus sur la place de l’affichage publicitaire dans le pays. Ils souhaitent l’ouverture d’un débat national et une refonte de la loi de 1979 qui le régit.
A plusieurs reprises les élus se sont exprimés et ont reconnu la nécessité d’agir. Ainsi, l’an dernier les membres du collectif rencontraient l’ensemble des partis politiques au moment des campagnes présidentielle et législative. Tous faisaient le constat qu’un changement est nécessaire face à la “pollution visuelle et mentale” et à “l’agression” liées à l’affichage publicitaire. Ils souhaitaient l’ouverture d’un grand débat national sur le sujet.
Les déboulonneurs indiquaient il y a un an suite au procès en première instance : “ces déclarations doivent maintenant être suivies par des actes et les responsables politiques ont l’obligation morale de mettre en place la structure nécessaire à ce débat”.
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Tout ces exemples de procès nous montrent que le système judiciaire reconnais dans une certaine mesure que les actions menées par les antipublicitaires ne sont pas sans effets. Les amendes symboliques de 1 euros encouragent les collectifs à agir, repoussant de plus en plus les limites de la légalité. Ainsi, le dernier barbouillage parisien, qui a eu lieu le 26 Janvier dernier, a réunis 8 barbouilleurs qui ont tagué 5 panneaux panneau publicitaire sous le regard d’une trentaine de policiers qui ont attendu patiemment pendant les discours de ce rassemblement. D’après le compte rendu de l’action, paru sur le site des déboulonneurs, beaucoup de journalistes, ont poursuivi les barbouilleurs quand ça a commencé et au plus grand dépit des barbouilleurs, 6 ne sont pas allé au poste. Un des barbouilleurs n’a même pas été interpellé/contrôlé, malgré son insistance.
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